Tigran Mekhitarian (au centre) incarne Argan dans « Le Malade imaginaire », d’après Molière, qu’il a lui-même mis en scène, au Théâtre de la Concorde, à Paris, en mai 2025. PATRICK FOUQUE/CONCORDE
Installer Argan, le « malade imaginaire », sur la cuvette des toilettes, dans une salle de bains carrelée de blanc où s’entassent des boîtes de médicaments suffit-il à propulser la pièce de Molière dans une modernité qui saura ferrer le jeune public contemporain ? A en juger par la réception enthousiaste des spectateurs présents au Théâtre de la Concorde à Paris, où se joue le spectacle mis en scène par Tigran Mekhitarian, la réponse est oui. Et plutôt trois fois qu’une, pour deux adolescentes assises en fond de salle qui, dans une surprenante confusion entre le personnage et l’acteur, ont salué par de répétitifs et retentissants « putain, oh putain » les faits et gestes des comédiens en scène. Des réactions qui laissent songeur, le théâtre n’étant pas, d’ordinaire, le lieu des commentaires à voix haute et en temps réel du public.
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