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amala Harris ? « Une communiste », « une pure marxiste ». On ne savait pas Donald Trump à ce point expert en philosophie politique. L’outrance est son registre, certes, mais elle est aussi son refuge, faute d’arguments. Une pasionaria au service de la collectivisation de l’économie américaine, la candidate démocrate à l’élection présidentielle du 5 novembre ? Ineptie. Sur le spectre politique des Etats-Unis, la vice-présidente de Joe Biden a choisi son positionnement : le centre ou le centre gauche, comme on voudra.

La rupture, sa personne l’incarne ; le programme, lui, est résolument centriste. Pour l’heure, Kamala Harris tient son pari. Famille habituellement dysfonctionnelle, les démocrates sont unis derrière sa candidature. Trump aide beaucoup. Empêcher le bateleur de Mar-a-Lago (Floride) de s’installer une seconde fois à la Maison Blanche rassemble le parti de l’âne, comme on appelle la formation démocrate.

Mais il n’y a pas que cela. Le centre a sa noblesse programmatique et une incontestable légitimité historique. Après tout, les démocrates Bill Clinton (1992-2000) et Barack Obama (2008-2016) ont, l’un et l’autre cheminant au centre, été des présidents qui ont compté.

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