Keir Starmer, le leader du Parti travailliste, lors de sa soirée de victoire électorale à la Tate Modern à Londres, le 5 juillet. SUZANNE PLUNKETT / REUTERS

Un raz de marée « rouge », la couleur du Labour. Le futur premier ministre britannique Keir Starmer a promis, vendredi 5 juillet, un « renouveau national » pour le Royaume-Uni, après le triomphe du Parti travailliste aux élections législatives qui revient ainsi au pouvoir après quatorze ans dans l’opposition.

« Nous l’avons fait ! », a lancé, triomphal, au petit matin cet ancien avocat de 61 ans, alors que son parti venait de s’assurer une majorité absolue dans le futur Parlement. « Notre tâche n’est rien de moins que de renouveler les idées qui maintiennent l’unité de notre pays, un renouveau national », a-t-il déclaré.

Vers 4 h 30 (heure locale, 5 h 30 heure de Paris), le Labour avait déjà sécurisé plus de 367 sièges, soit plus que les 326 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue à la Chambre des communes et pouvoir former seul le futur gouvernement britannique. Les résultats définitifs seront connus dans la matinée.

Sans attendre les résultats des 650 circonscriptions en jeu, le premier ministre sortant Rishi Sunak a reconnu la défaite du camp conservateur, annonçant avoir appelé le chef du Labour, Keir Starmer, pour le féliciter et assumant la responsabilité d’un échec qui apparaît d’ores et déjà historique.