TRIBUNE. Le 21 mai, à la Maison Blanche, le président américain a organisé un traquenard en confrontant son homologue sud-africain aux preuves supposées de persécution des fermiers blancs dans son pays. Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Cheikh Thiam revient sur cette séquence : si le leader africain a d’abord impressionné par son sang-froid, il s’est ensuite conformé à la rhétorique colonialiste.