L’association Bretagne réunie, lors d’une manifestation pour demander le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, à Saint-Nazaire, le 24 septembre 2022. ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS VIA AFP
Du « en même temps » pur sucre. Interrogé par les Dernières Nouvelles d’Alsace, le 19 avril, sur la volonté des Alsaciens de quitter la région Grand-Est, le président de la République leur oppose une fin de non-recevoir, sans fermer la porte à clé, cependant. Rappelant qu’il leur a accordé une forme d’autonomie avec la création, en 2021, de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), Emmanuel Macron précise : « Je suis aussi attaché à ce que l’on ne crée pas de nouvelles divisions. » Il note, à toutes fins utiles, que les Alsaciens ont eu besoin de la région Grand-Est sur de nombreux dossiers.
Ceci affirmé, le chef de l’Etat glisse : « J’ai toujours soutenu le principe de différenciation territoriale, qui doit être au cœur de nos réflexions institutionnelles. » Le « en même temps » est si ambigu que le président Les Républicains de la CEA réitère son projet de séparation. Evoquant la consultation de début 2022, lors de laquelle 154 000 Alsaciens ont indiqué vouloir sortir de la grande région à 92,4 %, Frédéric Bierry écrit dans un communiqué de presse le 21 avril : « Quand l’heure de la réorganisation institutionnelle viendra, en 2024, l’heure de l’Alsace viendra. Il ne peut pas en être autrement si le président de la République veut être au rendez-vous du renouveau démocratique qu’il appelle de ses vœux. »
