Des partisans de l’ex-premier ministre pakistanais Imran Khan, devant sa résidence, à Lahore, le 16 mars 2023. AAMIR QURESHI / AFP

La maison d’Imran Khan, située dans la banlieue cossue de Zaman Park, à Lahore, a retrouvé un semblant de calme. Les partisans de l’ancien premier ministre pakistanais font rempart depuis lundi pour éviter que la police ne vienne arrêter leur leader. Après deux jours d’affrontements violents avec les forces de l’ordre, à proximité de son domicile et dans plusieurs villes du Pakistan, la Haute Cour de Lahore a accordé un répit à Imran Khan, mercredi 15 mars, et enjoint à la police et aux paramilitaires de se retirer. Des barrages routiers et des points de contrôle ont été levés.

Quelques heures plus tôt, l’ancienne gloire du cricket avait envoyé une vidéo où, assis devant les restes de dizaines de bombes lacrymogènes tirées dans sa propriété, il avait assuré que les autorités voulaient l’« enlever » et l’« assassiner ».

Les policiers veulent l’appréhender pour l’obliger à comparaître devant un tribunal, le 18 mars. Il est accusé de s’être enrichi avec les cadeaux diplomatiques reçus lorsqu’il était premier ministre, de 2018 à 2022, qu’il n’aurait pas déclarés, contrairement aux obligations légales.