Le président français, Emmanuel Macron, et le président finlandais, Alexander Stubb, à l’Elysée, à Paris, le 10 septembre 2026. LUDOVIC MARIN/AFP

La Finlande a décidé de « rejoindre » la dissuasion nucléaire « avancée » proposée par le président français, Emmanuel Macron, en mars aux pays européens, ont annoncé lundi 14 septembre les deux pays dans une déclaration conjointe.

« Un groupe de pilotage nucléaire sera établi dans les prochains mois pour commencer la mise en œuvre de cette coopération », ont-ils ajouté. Cela porte à dix le nombre de pays européens qui ont rejoint l’initiative française.

Alors que la France est le seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, cette initiative associe d’autres Etats européens volontaires à la dissuasion nucléaire française, mais sans aucun partage de la décision ultime qui reste dans les mains du chef de l’Etat français.

Le président finlandais, Alexander Stubb, a estimé sur le réseau X que l’initiative française visait « avant tout à renforcer la sécurité européenne » et à « prévenir les escalades », sans se « substituer » à la « dissuasion nucléaire de l’OTAN ». « Pour la Finlande, le cadre prioritaire d’action reste l’OTAN et l’Union européenne », a-t-il ajouté, assurant que son pays n’entend pas voir des armes nucléaires stationner « sur son territoire en temps de paix ».