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ReportageEntre Martigues et Marseille, de 1 000 à 2 000 chèvres errent près des routes et des maisons. Devant l’ampleur du phénomène, les maires des communes concernées s’efforcent tant bien que mal de trouver des solutions.
« Chèvres sauvages errantes. Danger. » Les larges panneaux, installés sur les bords de l’autoroute A55 et de la départementale 9, font d’abord sourire. Cette silhouette de chèvre géante sur fond jaune pétard, qui semble charger l’automobiliste façon bouquetin énervé, a quelque chose de surréaliste à la sortie de la zone urbaine tentaculaire de Marseille (Bouches-du-Rhône). Le sourire s’efface quand on aperçoit, à près de 100 kilomètres-heure, les premières cornes qui pointent sur les bas-côtés de la D9, la quatre-voies qui longe la Côte bleue, au nord de la ville. Par petits groupes, mâchonnant à l’ombre sur la bande d’arrêt d’urgence ou carrément étalés sur la chaussée, chèvres, boucs et chevreaux sont bien là, prêts à traverser sans prévenir. « On n’a pas eu de gros accidents cet été, mais sur cette route, avec le trafic, ça tape régulièrement », constate Jean-Baptiste Saglietti, truculent retraité des postes et premier adjoint au maire de la commune de Châteauneuf-les-Martigues.











