Marine Le Pen, patronne des députés RN, a assuré samedi 12 septembre qu'elle préférait qu'un budget même "imparfait" soit adopté au Parlement cet automne plutôt qu'une loi spéciale, car il lui serait plus simple en cas de victoire à l'élection présidentielle de revoir la copie en 2027.

"Un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale", a déclaré la candidate du Rassemblement national, devant les parlementaires de son parti réunis au Touquet.

Elle a avant tout argué d'une difficulté calendaire : en cas d'arrivée au pouvoir, un nouveau chef de l'État pourrait modifier plus rapidement un budget déjà existant, alors qu'il lui faudrait de nombreux mois de navette parlementaire pour partir d'une page blanche.

Une équation déjà dessinée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui dans une lettre aux parlementaires en août avait déjà mis sur la table l'idée d'un budget réversible par le vainqueur de la prochaine présidentielle.

"Aucune hausse d'impôt" exigéeMarine Le Pen, cheffe du groupe d'extrême droite, dont la position pourrait décider de l'adoption ou non d'un budget à l'Assemblée, a toutefois rejeté tout "blanc-seing" au gouvernement sur sa copie budgétaire. "Nous n'accepterons aucune hausse d'impôt et aucune injustice sociale contre la France du travail", a-t-elle d'abord lancé à l'adresse du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui doit dévoiler sa copie budgétaire le 30 septembre. "Nous exigerons des économies, des économies, des économies", a-t-elle martelé.