Publié le 11 septembre 2026 à 08:18.
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Le Temps s’associe au Grand Théâtre de Genève dans le cadre d’une série d’articles proposés par l’institution. Retrouvez les contenus de la saison 2026-2027 dans notre dossier dédié et dans le PDF du magazine.
Il est possible que vous ne soyez pas familier avec ces noms : Tan Dun, Unsuk Chin ou Pascal Dusapin. Ce sont quelques uns des compositeurs contemporains dont Netia Jones a mis en scène les créations, avec un succès critique intégral. On dit parfois que les artistes de seconde catégorie se reportent sur des répertoires ardus et marginaux, dont les vedettes ne veulent pas. Rien de tel chez cette Britannique aujourd’hui demandée sur les plus grandes scènes : ce printemps, elle a mis sur pied en compagnie du chef Leonardo García-Alarcón une création très attendue d’Ercole amante, opéra baroque d’une compositrice oubliée, Antonia Bembo, à l’Opéra de Paris ; on se souvient aussi de son extraordinaire spectacle sur le cycle de mélodies de Schubert, Voyage d’hiver, avec le ténor Ian Bostridge, qui a fait le tour du monde. Et quand elle a conçu avec vidéo Kafka Fragments de György Kurtág pour l’Opéra royal de Londres, le Times y a vu « un petit miracle de perfection ». Spécialiste de formats inédits, elle a aussi produit une performance ad hoc pour le spectacle Everlasting Light incluant des musiques allant de Carlo Gesualdo (elle a une passion pour la musique ancienne et baroque) à György Ligeti, ou encore un spectacle en mapping sur les structures de la centrale nucléaire de Sizewell dans le cadre du Festival d’Aldeburgh, en Grande-Bretagne. Quoi qu’elle vise, Netia Jones touche juste : ses spectacles sont d’une inventivité visuelle et d’une pertinence dramaturgique telles qu’ils entraînent une forme d’enthousiasme assez rare.







