Aller au contenu principalEXCLUSIF. Voilà treize ans, Le Parisien réalisait un reportage sur l’habitat indigne au côté de Stéphane Fernandes, dans le pavillon détruit par une explosion au gaz qui a coûté la vie à un enfant de 3 ans. Les propriétaires, d’anciens marchands de sommeil aujourd’hui victimes, ne faisaient plus parler d’eux depuis leur condamnation en 2021.Aubervilliers, le 22 avril 2013. Stéphane Fernandes, à l'époque inspecteur de salubrité à la ville, lors d'une visite du 19 rue Verlaine, le pavillon qui a explosé le 5 septembre 2026. LP/Claire GuédonLe 19 de la rue Verlaine est une adresse que Stéphane Fernandes connaît par cœur, pour y être entré à de multiples reprises. Le drame dont elle a été le théâtre dans la soirée du samedi 5 septembre l’a profondément remué. « Moi ce qui m’a foutu en vrac, c’est qu’il y ait un gamin décédé de 3 ans. J’ai de la tristesse, confie celui qui est directeur du service communal d’hygiène et de santé d’Aubervilliers. C’est terrible. »Les propriétaires de 55 et 65 ans qui y habitaient avec une partie de leur famille ont perdu leur petit-fils venu leur rendre visite, dans la violente explosion au gaz qui a pulvérisé leur maison. Deux de leurs quatre enfants ont été grièvement blessés et sont toujours hospitalisés. Les secours ont pris en charge sept personnes au total : six occupants présents au moment du drame dans le pavillon et un passant qui se trouvait dans la ruelle en impasse.Les plus lusAubervilliersSeine-Saint-Denis