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DécryptageTandis que le charbon recule rapidement dans le mix énergétique polonais, le principal bassin minier du pays accélère sa reconversion. La fermeture des puits reste socialement sensible, mais la région, la deuxième plus riche du pays, bénéficie désormais d’une économie plus diversifiée et des fonds européens.

C’est un centre d’escalade qu’on n’attend pas à Bytom, une ville de 145 000 habitants dans l’agglomération de Katowice, capitale de la Silésie, dans le sud de la Pologne. Devant ce qui était autrefois la chaufferie de la mine de charbon de Rozbark, les cliquetis des mousquetons résonnent depuis 2021. Des grimpeurs s’entraînent en cette journée de juin sur le plus grand mur d’escalade sportif de Pologne. « Il est même possible de suivre une classe spéciale escalade à l’école », s’enorgueillit Dobromir Bujak, président du club de sport Skarpa Bytom.

Les alentours de ce complexe sportif n’ont pas toujours été si fringants. Lorsqu’elle a fermé, en 2004, après cent trente ans d’exploitation, la mine de Rozbark a laissé des milliers d’employés et leurs proches sur le carreau. « Ce n’était pas qu’un lieu de travail : la vie des familles de mineurs tournait entièrement autour de la mine », rappelle le quinquagénaire aux yeux clairs, qui se réjouit que ces derniers se réunissent toujours dans les anciens vestiaires, transformés en salles de réunion et en musée. Derrière la même façade de brique, un restaurant au look postindustriel propose des mets régionaux. A quelques mètres de là, le hall d’entrée de la mine a été transformé en théâtre et en chambres d’hôte.