Un contraceptif contenant de la désogestrel, à Colomiers (Haute-Garonne), le 23 mars 2023. VALENTINE CHAPUIS/AFP

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette…) vont recevoir un courrier nominatif les informant d’un risque accru de développer un méningiome, annonce, jeudi 10 septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), jugeant toutefois ce risque « faible ».

En cas de « maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre ou du langage, perte de mémoire, ou épilepsie nouvelle ou aggravée », ces femmes doivent consulter leur médecin, dit le courrier de l’ANSM, et une imagerie cérébrale (IRM) pourra être réalisée. Car ces symptômes peuvent être dus à l’apparition d’un méningiome, une tumeur qui se développe à partir des méninges – les membranes entourant le cerveau – et qui peut causer de lourdes séquelles (vision troublée, perte auditive, d’odorat, céphalées, pertes de mémoire, crises d’épilepsie…).

Toutefois, le risque pour ces femmes de développer un méningiome est très inférieur à celui lié à la prise d’Androcur, Lutényl, Lutéran, Colprone, Depo Provera, des progestatifs pour lesquels une surveillance par imagerie cérébrale est systématiquement préconisée.