Publié le 10 septembre 2026 à 03:38.
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Le président de la Cour suprême du Brésil a tenté mercredi de contenir une crise inédite au sein de la plus haute juridiction, qui se déchire à moins d’un mois de l’élection présidentielle. Déclenchée par une enquête sur une énorme fraude bancaire, cette crise percute la campagne électorale dans le plus grand pays d’Amérique latine.Le 4 octobre, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, tentera de se faire réélire face à Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils aîné de l’ancien chef d’Etat d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).La crise a éclaté la semaine dernière, lorsqu’un rapport de police a révélé le contenu de messages envoyés par le banquier Daniel Vorcaro, soupçonné de l’une des plus grandes fraudes financières de l’histoire du pays, à un numéro attribué à Alexandre de Moraes, un influent juge de la Cour suprême.
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Dans ces messages datant de novembre 2025, le patron de Banco Master demande de l’aide au magistrat dans le but apparent de freiner l’enquête qui aboutira peu après à son arrestation. Daniel Vorcaro s’était constitué un vaste réseau dans les cercles du pouvoir avant que son établissement ne soit liquidé pour s’être révélé insolvable, ayant accumulé plus de six milliards d’euros de dettes.Le juge Moraes a conduit l’an dernier le procès historique de l’ex-président Bolsonaro, qui purge chez lui une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat. Les messages du banquier ont été divulgués sur ordre du juge André Mendonça, en charge de l’enquête Banco Master. Ex-ministre de la Justice de Jair Bolsonaro, il avait été nommé par lui à la Cour suprême.










