De la Colombie au Pérou, en passant par l'Équateur, le secrétaire d'État des États-Unis, Marco Rubio, visite cette semaine trois gouvernements particulièrement proches de Washington. Derrière les discussions sur le narcotrafic et le commerce se dessine une ambition plus large : profiter du virage politique de plusieurs pays de la région pour réaffirmer la prééminence américaine, notamment face à la Chine. Reste à savoir jusqu'où cet alignement politique peut se transformer en influence durable.

Marco Rubio ne cache pas l'ambition de son déplacement. "Nous synchronisons nos efforts pour protéger notre hémisphère des menaces transnationales et régionales", a-t-il déclaré dans une tribune. Si l'administration américaine a choisi d'entamer cette tournée de trois jours en Colombie, en Équateur et au Pérou, c'est avant tout parce que leurs dirigeants entretiennent désormais des relations particulièrement étroites avec Washington.

Commerce et lutte contre le "narcoterrorisme"Officiellement, l'administration Trump présente la tournée comme un moyen de renforcer ses partenariats avec Bogota, Quito et Lima autour de trois dossiers : la lutte contre le "narcoterrorisme", les relations commerciales et, en Colombie, l'aide après le puissant séisme du mois d'août. Le département d'État promet plus largement de défendre un hémisphère occidental "sûr, prospère et démocratique".