François Bayrou lors d’une suspension d’audience du procès en appel concernant le détournement présumé de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires fictifs du MoDem, au tribunal de Paris, le 9 septembre 2026. LOU BENOIST/AFP

François Bayrou comparaît, depuis mercredi 9 septembre, aux côtés de dix anciens cadres du MoDem devant la cour d’appel de Paris pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, un dossier vieux de dix ans dans lequel l’ancien premier ministre avait été relaxé en première instance.

« Je suis profondément confiant que la cour d’appel va prendre en compte les mêmes éléments et confirmer le jugement [de première instance] ; c’est ça l’état d’esprit dans lequel nous sommes », a affirmé devant la presse le leader centriste, lors d’une suspension d’audience, alors que la première journée du procès est consacrée à l’examen de points procéduraux.

« Toutes ces accusations, on va le prouver, sont infondées », a-t-il soutenu. Début 2024, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné ses coprévenus à des peines de dix à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis, 10 000 à 50 000 euros d’amende, ainsi que deux ans d’inéligibilité avec sursis. L’UDF et le MoDem avaient reçu une amende de 100 000 et 300 000 euros.