"J'ai perdu 41% de mes revenus" : Florence Porcel, dont la plainte a lancé l'affaire PPDA, dénonce sur RTL le coût de la parole pour les victimes
Exposition médiatique, soupçons de mensonge, années de procédures... Invitée sur RTL, Florence Porcel raconte les conséquences subies depuis qu'elle a porté plainte contre Patrick Poivre d'Arvor en février 2021,
accusant l'ex-journaliste de TF1 de l'avoir violée à deux reprises, mercredi 9 septembre. "J'ai perdu 41% de mes revenus", explique-t-elle notamment. "J'ai un risque de tomber dans la précarité", assure-t-elle, sachant qu'elle doit débourser "1.500 euros par année de procédure" en moyenne.
"De parler, ça m’a coûté ma carrière, ma dignité, mon insouciance et une partie de ma liberté. C’est très cher payé juste pour avoir eu un désir absolu de justice", explique celle qui a été la première femme à déposer une plainte contre "PPDA". Depuis, il a été mis en examen, en 2023, pour l'un des deux faits dont elle l'accuse, et au moins 45 femmes l'ont accusé devant la justice de les avoir violées, agressées ou harcelées sexuellement. Lui nie vigoureusement.
Pendant trois ans, Florence Porcel, qui publie son livre Parler ou se taire aux éditions Hugo Doc, a enquêté auprès de treize femmes et d'un homme sur le prix de leur parole, après avoir dénoncé des violences sexistes et sexuelles commises par des hommes puissants. Parmi ces témoins, on retrouve la députée Sandrine Rousseau, qui a porté plainte en 2016 pour agression sexuelle contre l'ex-député écologiste Denis Baupin ou encore la comédienne Charlotte Arnould, qui accuse l'acteur Gérard Depardieu de l'avoir violée.






