Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Procès Procès Procès Le tribunal correctionnel d’Orléans jugeait, lundi et mardi, l’homme d’affaires, ainsi que deux régisseurs et trois gardes-chasse, pour des faits s’étant déroulés dans sa propriété de Sologne, à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret. Cinq ans de prison avec sursis et 750 000 euros d’amende ont été requis contre le milliardaire. Read in English Article réservé aux abonnés Une salle d’audience comble, des caméras et un milliardaire à la barre. Le tribunal correctionnel d’Orléans a eu une rentrée bien mouvementée, lundi 7 et mardi 8 septembre, consacrée à ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « procès Olivier Bouygues ». L’homme d’affaires, fils de Francis Bouygues (1922-1993), fondateur du géant du bâtiment et des travaux publics, des médias et des télécommunications, était jugé avec cinq de ses employés, pour « destruction d’espèces d’oiseaux protégées en bande organisée ». Les faits auraient eu lieu dans sa propriété de Fontenaille, située en Sologne, à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), où l’héritier, qui y élève des cervidés, des sangliers et du petit gibier (perdrix, faisans et canards), passe une cinquantaine de jours par an. Recevant en son château de l’Echeveau entouré par une douzaine d’étangs, il aime y inviter le gotha parisien féru de chasse. Le feuilleton judiciaire qui lui vaut de comparaître aujourd’hui débute en mars 2025 par un signalement anonyme, vite pris au sérieux par les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) du Loiret et la brigade de recherches de la gendarmerie d’Orléans. Quelques semaines plus tard, une perquisition de la résidence de 650 hectares met au jour un charnier d’animaux en décomposition avancée, recouvert en partie de chaux. Les becs, les serres, les plumes et les crânes analysés appartiennent à des espèces protégées depuis plus de quarante ans : faucons crécerelles, grands cormorans, buses variables et grandes aigrettes. Il vous reste 78.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Olivier Bouygues et cinq de ses employés devant la justice pour avoir abattu des espèces protégées
Le tribunal correctionnel d’Orléans jugeait, lundi et mardi, l’homme d’affaires, ainsi que deux régisseurs et trois gardes-chasse, pour des faits s’étant déroulés dans sa propriété de Sologne, à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret. Cinq ans de prison avec sursis et 750 000 euros d’amende ont été requis contre le milliardaire.








