Des restes humains exhumés après le passage d’un bulldozer de l’armée israélienne dans un cimetière de fortune, à Gaza, le 11 janvier 2024. - / AFP
Le déblaiement des gravats dans les zones de la bande de Gaza sous contrôle militaire israélien « ne doit pas devenir un moyen d’effacer les traces » de crimes, a rappelé, lundi 7 septembre, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.
« Le retrait, le concassage et le déplacement des gravats à Gaza ne doivent pas détruire les éléments de preuve de crimes internationaux ni empêcher la récupération et l’identification des dépouilles humaines », a-t-elle déclaré dans un communiqué, avant de rappeler que « les gravats de Gaza contiennent des restes humains et des éléments matériels importants pour enquêter sur des crimes internationaux présumés ».
Dans un rapport publié en avril, la Banque mondiale, l’Union européenne et les Nations unies avaient estimé que Gaza comptait 68 millions de tonnes de gravats provenant de bâtiments détruits ou endommagés. Mme Albanese, citant les autorités palestiniennes, affirme que plus de 10 000 personnes seraient encore ensevelies sous les décombres, alors que « près de 70 % de Gaza est soumis à des restrictions d’accès et à différents degrés de contrôle militaire israélien ».










