Des articles de contrefaçon avant leur destruction à Marseille, le 18 juin 2026. Ces produits ont été saisis lors d’une opération menée au Marché du soleil, à Marseille, au début du mois de février 2026. THIBAUD MORITZ / AFP

Une page de l’histoire commerçante de Marseille est en passe de se tourner : la justice a décidé de fermer le Marché du soleil, haut lieu de la contrefaçon, lundi 7 septembre. Le tribunal correctionnel de Marseille a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé, lors du procès, en juin, de sonner le glas de ce bazar de 3 600 m2 créé il y a quarante ans, et qui s’était progressivement mué en référence de la vente de copies de produits de marque. Au point de figurer dans les guides touristiques.

Cette galerie commerciale composée d’un dédale de stands, dans le quartier de la gare Saint-Charles, est fermée depuis février sur arrêté préfectoral. Egalement condamné à quatre ans de prison avec sursis, à la confiscation des murs et à une cascade de sanctions pécuniaires, Georges Dahan, 81 ans, fondateur et propriétaire du marché, a l’intention de faire appel, a affirmé son avocat.

Le jugement du tribunal, « particulièrement sévère », sonne comme « une exécution sommaire » du lieu, a dénoncé Me Stéphane Ceccaldi. « C’est l’Etat qui devient propriétaire », a-t-il ajouté, s’interrogeant sur une éventuelle « opération immobilière » en projet après cette décision. Georges Dahan, absent lors du délibéré, est condamné pour « détention, production, vente de marchandise contrefaisante » et « blanchiment ». Trois de ses frères ont également été condamnés à de la prison avec sursis.