Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie La Maison Blanche a mis en ligne sur son site une série de jeux vidéo – dans l’un d’eux, il s’agit de bâtir un mur de séparation avec le Mexique, à la manière du célèbre « Tetris ». L’éditeur s’est indigné de ce détournement. Une attitude qui tranche avec la complaisance habituelle des géants de la tech vis-à-vis de l’administration Trump, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié le 07 septembre 2026 à 11h45, modifié le 07 septembre 2026 à 12h05 Temps de Lecture 1 min. Read in English Article réservé aux abonnés Est-ce « fun » d’expulser des sans-papiers ? La Maison Blanche le pense. Le site de la présidence américaine a mis en ligne, vendredi 4 septembre, des jeux vidéo inspirés des grands classiques des jeux d’arcade : avec l’un, le joueur érige un mur visant à bloquer des zombies à la frontière ; avec un autre, il s’agit d’interpeller des migrants sur les bords du Rio Grande. Cette initiative a rendu Tetris aussi rouge qu’une brique. The Tetris Company, la société qui détient la licence du jeu culte des années 1980, a clamé, sur le réseau social X, ne pas être impliquée dans l’animation, fortement inspirée de ses puzzles, baptisée « Construisez le mur », en écho au slogan de Donald Trump durant sa première campagne présidentielle, en 2016. « Nous croyons à la capacité de rassembler les gens, et non de les diviser », assure la firme hawaïenne fondée par un éditeur de jeux d’origine néerlandaise et par un programmateur soviétique ayant franchi le rideau de fer en pleine guerre froide pour émigrer aux Etats-Unis. Ces protestations n’ont pas ému la Maison Blanche, qui continue à exploiter le filon de la culture populaire, des chansons de Neil Young au jeu vidéo Call of Duty, en s’asseyant sur les règles de la propriété intellectuelle. « Nous voulons mettre davantage en évidence le contraste entre une culture axée sur le plaisir et la victoire, et la sombre vision socialiste que les démocrates ont pour l’Amérique », a expliqué un porte-parole à Fox News. Il vous reste 47.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.