Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Cancer Cancer Cancer Une étude dans « Science » montre comment des mélanomes, chez la souris, parviennent à amoindrir les défenses immunitaires. Pour cela, ces tumeurs libèrent une molécule antioxydante qui prive les lymphocytes T d’un signal indispensable à leur pouvoir de détruire les tumeurs. Article réservé aux abonnés C’est une nouvelle illustration du caractère éminemment malin des cellules tumorales. Une équipe internationale dévoile, dans la revue Science du 3 septembre, comment elles parviennent à neutraliser les défenses immunitaires, poursuivant ainsi sans entraves leur prolifération pernicieuse. Plus troublant encore : pour affaiblir ces défenses, les tumeurs usent d’une molécule antioxydante. Autrement dit, elles libèrent une substance connue pour protéger les cellules normales contre le stress oxydatif provoqué par les radicaux libres. En somme, elles détournent à leur profit un composé habituellement bénéfique pour la santé. Une preuve de plus, s’il en fallait, de leur « rouerie » – si l’on veut bien admettre cet anthropomorphisme. L’organisme, en théorie, peut compter sur des bataillons de cellules immunitaires pour le défendre contre une invasion par des tumeurs. Parmi eux, des troupes d’élite formées de lymphocytes T cytotoxiques (lymphocytes CD8), entraînés à reconnaître des signaux moléculaires spécifiques (antigènes) portés par les cellules cancéreuses, qu’ils peuvent alors détruire. Il vous reste 79.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.