Musique La superstar portoricaine Bad Bunny vient de remporter plusieurs prix pour son show à la mi-temps du Super Bowl en février dernier. Le show de Bad Bunny à la mi-temps du Super Bowl, le 8 février 2026. Photo Mike Blake/Reuters Par Derwell Queffelec Publié le 06 septembre 2026 à 16h16 Mis à jour le 07 septembre 2026 à 09h38 Février 2026, à Santa Clara en Californie, le chanteur Bad Bunny se produisait sur le toit d’une maison portoricaine entourée de faux arbustes, au beau milieu d’un stade de football américain. Ce show, acclamé de toutes parts, se déroulait à la fameuse mi-temps du Super Bowl américain. Quelques mois plus tard, lors de la cérémonie des Creative Arts Emmy Awards ce samedi 5 septembre, le concert de l’artiste portoricain a été récompensé de sept prix : le meilleur programme télévisé de l’année, meilleure chorégraphie, meilleure réalisation, meilleur éclairage, meilleure direction musicale, meilleur mixage sonore et meilleure direction technique. Cette cérémonie remet des prix techniques et met en lumière les différents travailleurs de « l’ombre » de la télévision américaine. Elle précède chaque année les Emmy Awards qui auront lieu le 14 septembre prochain et qui récompensent les meilleures émissions et séries de la télévision américaine. Un artiste engagé Un triomphe pour ce show qui pourtant a failli ne pas voir le jour, puisque Donald Trump a tenté de faire pression auprès de la NFL, la ligue nationale de football américaine, pour annuler la venue de Bad Bunny. À lire aussi : Aux États-Unis, l’effet Bad Bunny, star du reggaeton et opposant de poids à Trump La cause ? Le positionnement politique du chanteur. Aux Grammy Awards, alors qu’il recevait le prix du meilleur album de l’année, Bad Bunny avait prononcé un discours très engagé : « Avant de remercier Dieu, je voudrais dire : à bas l’ICE […] Nous ne sommes ni des sauvages, ni des animaux, ni des extraterrestres. Nous sommes des êtres humains et nous sommes américains. […] L’amour est le remède le plus puissant à la haine. Soyons différents… Luttons avec amour. » Une attaque directe à l’administration Trump et à sa police de l’immigration, responsable de nombreux décès lors d’arrestations d’immigrés ces dernières années. Bad Bunny avait d’ailleurs décidé de ne pas passer aux États-Unis lors de sa tournée mondiale : il a joué tout l’été 2025 à San Juan, capitale de Porto Rico, au fil d’une résidence de trente et un concerts, et de nombreux fans de tout le continent ont pu venir l’y applaudir. La star craignait des raids de l’ICE pendant ses concerts si elle avait chanté sur le sol états-unien. Ces prix arrivent seulement quelques semaines après la fin de la tournée internationale de Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio. L’artiste portoricain est passé par la France en juillet dernier, le 1ᵉʳ à Marseille et les 4 et 5 juillet à Paris. Pour sa première fois dans l’Hexagone, le chanteur a vu les choses en grand : près de trois heures de concert et une mise en scène autour de sa culture avec la fameuse casita, petite maison portoricaine plantée au milieu de la foule… À lire aussi : Bad Bunny sur scène à Marseille, un show euphorisant aux couleurs de Porto Rico… et de l’OM Musique Télévision Concert Emmy Awards Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner