Il pourrait être "le plus puissant" depuis quatre décennies. L'épisode actuel d'El Niño s'est solidement installé et va devenir un phénomène de très forte intensité dans les mois à venir, a mis en garde l'Organisation météorologique mondiale de l'ONU (OMM).
Des répercussions importantes sur les régimes de températures et de précipitations, ainsi que sur les risques d'inondations, de sécheresses et de chaleurs extrêmes sont à prévoir. Si chaque El Niño est différent, le phénomène a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses et risques d'incendies dans certaines régions de l'Amazonie, d'Amérique centrale, d'Indonésie et d'Australie, des perturbations de la mousson en Inde ou des pluies diluviennes dans l'est de l'Afrique.
L'Europe n'est pas en première ligne directe comme l'Amérique du Sud ou l'Asie. Pour autant, l'effet "domino" atmosphérique va perturber le jet-stream de l'Atlantique Nord, et entraîner des conséquences économiques et climatiques.
Un "bouclier" atmosphérique qui protège la France à court termeEl Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial se réchauffent à partir du printemps, ce qui entraîne les mois suivants des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l'échelle mondiale.












