Pierre Gasly (Alpine) célèbre après avoir décroché la pole position du Grand Prix d’Italie, à l’issue des qualifications, à Monza, le 5 septembre 2026. JAKUB PORZYCKI / REUTERS

Il n’y a pas que Ferrari qui entretient une histoire particulière avec Monza, théâtre du Grand Prix d’Italie de formule 1 (F1). Pierre Gasly a, lui aussi, noué un lien singulier avec l’Autodromo nazionale. C’est sur le mythique circuit de la banlieue de Milan, surnommé « temple de la vitesse », qu’il avait décroché en 2020 son premier et seul succès dans la catégorie reine, mettant alors fin à plus de deux décennies de disette française, après la victoire d’Olivier Panis à Monaco, en 1996.

C’est encore là, samedi 5 septembre, qu’il a décroché la première pole position de sa carrière, faisant tomber au passage une marque qui tenait cette fois depuis 1997 : Jean Alesi, déjà en Lombardie cette année-là, était le dernier pilote tricolore à s’être installé en tête de la grille de départ d’un Grand Prix de F1. Avant Pierre Gasly, seuls neuf de ses compatriotes avaient réalisé une telle prouesse, pour un total de 80 pole positions, en comptant désormais la sienne.

L’histoire est d’autant plus belle que le Normand de l’écurie Alpine, âgé de 30 ans, a déjoué tous les pronostics. Le Britannique George Russell (Mercedes) avait survolé les derniers essais libres et se présentait en grand favori des qualifications. Ferrari, elle, pouvait compter sur le soutien des dizaines de milliers de tifosi, tout de rouge vêtus, massés aux abords du circuit. George Russel démarrera en 2e position, dimanche ; le duo de la Scuderia, le Monégasque Charles Leclerc et le Britannique Lewis Hamilton, respectivement 3e et 4e.