Le parti britannique anti-immigration Reform UK, actuellement réuni en congrès annuel à Birmingham où Jordan Bardella était invité ce vendredi 4 septembre, est dans la tourmente après la diffusion d'un reportage compromettant, montrant un proche collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir un don de l'étranger.

Dans cette enquête menée avec le collectif d’investigation Verbatim, Dan Jukes et James Orr, deux proches collaborateurs de Nigel Farage, auraient organisé le financement de trois sondages officieusement commandés par Reform UK, pour un montant d’environ 32.500 livres, par une entreprise américaine fictive.

Dans une des séquences filmées en caméra cachée, on peut ainsi apercevoir James Orr discuter avec son interlocuteur de la manière de faire financer un sondage sans que celui-ci ne soit officiellement commandé par le parti, ni qu'il ne soit payé par les dons d'un partisan étranger de Reform UK (ce qui est interdit), mais plutôt par une "famille privée".

La législation britannique, qui interdit donc les dons venant de l'étranger pour un parti, impose par ailleurs aux partis de déclarer tous les sondages qu'ils commandent de leur propre initiative. La tactique menée par James Orr aurait donc permis d'éviter de lier la commande du sondage au parti de Nigel Farage.