Des personnes brandissent des fumigènes au-dessus d’une banderole où est inscrit le mot « général », pour saluer le convoi transportant le corps de Ratko Mladic lors de son passage à Belgrade, en Serbie, le 3 septembre 2026. PEDJA MILOSAVLJEVIC / AFP

La « glorification » de l’ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, mort le 27 août à 84 ans dans sa prison de La Haye, est un « crime » au sens de la loi en Bosnie, a rappelé, vendredi 4 septembre, le Conseil de l’Europe.

Alors que la dépouille de l’ancien soldat, surnommé « le Boucher des Balkans » et condamné notamment pour le génocide de Srebrenica en 1995, a été accueillie jeudi en Serbie avec les honneurs militaires, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, a dit « exécrer la glorification publique » de Ratko Mladic.

En Bosnie, plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage, mardi soir à Banja Luka, capitale de l’entité serbe, à Ratko Mladic, qui sera inhumé à Belgrade lundi matin, a annoncé vendredi son fils, Darko Mladic. Le général Mladic avait été condamné en 2017 à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la guerre de Bosnie. Ce conflit a fait près de 100 000 morts de 1992 à 1995.