"Je dis aux agriculteurs : 'ne sous-estimez pas l'effort considérable que fait la nation'" : la ministre Annie Genevard précise sur RTL les contours du milliard d'euros débloqué
Après un été de canicules, incendies et sécheresse inédits, le gouvernement vient d'annoncer, ce 4 septembre, 1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française éprouvée, des annonces jugées insuffisantes par les représentants du secteur. Le secteur agricole exprime sa détresse, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 50 %, et même 80% dans les productions végétales, et un élevage très fragilisé par des pertes de fourrage voire d'animaux pour la volaille.
Ces financements passeront notamment par l'indemnisation de solidarité nationale (ISN), principal dispositif de l'État pour compenser les pertes de récolte liées aux aléas climatiques exceptionnels, une mesure qui intervient au-delà d'un certain seuil de pertes.
En Gironde, où l'on prévoit jusqu'à 60% de pertes pour les légumes, 30 à 60% pour le maïs, les agriculteurs attendaient de pied ferme ce plan d'urgence agricole du gouvernement. Jérôme Fréville, viticulteur et président de la FNSEA du département, interrogé au micro de RTL, estime que "toutes les mesures qui sont prises sont des reports de charge".












