Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle La plateforme de référence pour la publication de modèles d’IA ouverts vient d’être rachetée pour 13 milliards de dollars par le géant mondial des processeurs. Une acquisition qui illustre la difficulté en Europe de conserver ses champions technologiques. Article réservé aux abonnés Hugging Face était peu connue du grand public jusqu’à ce que sa plateforme soit piratée mi-juillet par un groupe d’agents d’intelligence artificielle (IA) d’OpenAI, lors d’un exercice de cyberattaque mené dans un environnement de test mal sécurisé. La start-up d’IA a désormais une nouvelle raison d’élargir sa notoriété : elle a été rachetée, jeudi 3 septembre, par le leader mondial des puces informatiques Nvidia, pour 13 milliards de dollars (11,2 milliards d’euros). Si son rachat atteint ce montant spectaculaire, c’est que Hugging Face est bien connue du secteur de la tech : contrairement à OpenAI, à Anthropic ou au français Mistral, elle ne fabrique pas de modèles d’IA, mais elle est devenue la plateforme de référence, au niveau mondial, pour la publication de modèles et d’outils d’IA open source. Elle héberge ainsi 3 millions de modèles et 1 million d’applications accessibles et modifiables librement. Une communauté de 18 millions de développeurs et 200 000 entreprises y ont créé des comptes. Hugging Face a aussi la particularité d’avoir été fondée par trois Français : Clément Delangue, passé par l’ESCP Business School et des start-up de tech américaine, Julien Chaumond et Thomas Wolf, tous deux issus de Polytechnique. Leur succès peut être vu comme une réussite de la French Tech. Mais leur rachat par un géant américain illustre aussi la difficulté pour l’Europe à faire émerger puis à conserver des champions technologiques locaux. Il vous reste 72.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.