Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Médias Médias Médias Les groupes Rossel et Sud Ouest ont annoncé, jeudi 3 septembre, être entrés en négociations exclusives en vue de la cession du groupe de presse sis à Bordeaux. Article réservé aux abonnés Si des rumeurs circulaient au quotidien Sud Ouest, l’annonce, jeudi 3 septembre, de la prochaine cession du groupe de presse bordelais à la filiale française du groupe belge Rossel a pris le secteur par surprise. C’est par voie de communiqué que les deux groupes ont annoncé leur entrée en négociations exclusives qui, si elles aboutissent, verront Rossel France SA prendre le contrôle du Groupe Sud Ouest (GSO) à hauteur des 80 % de son capital détenus par la famille Lemoîne. Le montant de 100 millions d’euros, avancé par certaines sources, n’a pas été confirmé. Pour la cinquantaine d’actionnaires Lemoîne, héritiers de Jacques Lemoîne, créateur en 1944 du journal, cette vente « suscite beaucoup d’émotion, confie Tristan Lemoîne, 31 ans, petit-fils du résistant disparu en 1968 et vice-président du conseil d’administration de GSO. Mais nous sommes convaincus que les groupes forts qui ont une taille critique et une capacité d’investir sont ceux qui tireront leur épingle du jeu dans l’univers médiatique ». « Compte tenu des nécessaires enjeux de consolidation, les actionnaires de la famille Lemoîne ont eu la maturité et le courage de chercher un nouveau partenaire, qui s’inscrit dans la continuité de ses valeurs de base », explique à son tour Bernard Marchant, président de Rossel France SA. « Nous avions une condition très claire, conforme à l’histoire de Sud Ouest : qu’il n’y ait jamais d’intervention de l’actionnaire sur la ligne éditoriale », assure au Monde Olivier Cotinat, PDG du Groupe Sud Ouest. Il vous reste 57.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.