Ce mercredi 3 septembre, Paris Match publie de larges extraits de la garde à vue de Patrick Bruel, menée le 8 juin dernier dans le cadre d'accusations de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles portant sur des faits présumés entre 1992 et 2012.

Pendant quarante-huit heures d'audition, le chanteur de 67 ans a contesté les faits et a déroulé une ligne de défense quasi inchangée d'un dossier à l'autre : il dit ne pas se souvenir, juge certains récits impossibles et nie toute contrainte sexuelle.

Face aux enquêteurs, Patrick Bruel le répète : "Je ne me souviens pas du tout", "cela n'a pas pu se passer", "ça ne peut pas être arrivé", "je ne sais même pas de quoi on parle" ou encore "cette scène ne s'est pas produite".

Selon Paris Match, ces formules reviennent des dizaines de fois au fil des auditions, alors que treize femmes l'accusent de violences sexuelles. L'artiste reconnaît seulement avoir pu être "maladroit", avoir eu "un langage un peu déplacé" ou avoir "manqué de discernement dans les intentions de l'autre", tout en assurant n'avoir "jamais violé personne" ni "jamais contraint qui que ce soit".

"Je ne l'ai certainement pas embrassée de force"L'hebdomadaire détaille plusieurs accusations. Celle d'Aurélie, une chanteuse venue lui faire écouter des maquettes en 2005, à Paris, puis revue à Lyon en marge d'un concert des Enfoirés. Celle aussi d'Hélène, qui l'accuse de viol lors du Festival du film britannique de Dinard en 2012. Ou encore celle de Karine Viseur, attachée de presse belge, pour laquelle Patrick Bruel a été mis en examen pour tentative de viol.