Paris-Mont Ventoux en voiture électrique, ou comment traverser la France en diligence

Je ne suis pas un fan de la voiture électrique. La méthode choisie par l’Europe pour mener la transition a coûté cher à notre industrie et a, dans le même temps, favorisé les constructeurs chinois. Le résultat, on le paie aujourd’hui.

Je m’y suis pourtant mis. D’abord pour des raisons économiques : à Paris, le stationnement est gratuit pour les véhicules électriques de moins de deux tonnes, et le prix de l’essence... Ensuite pour des raisons climatiques : une voiture électrique émet moins de carbone à l’usage. Au quotidien, l’expérience était plutôt convaincante. Une ou deux charges par semaine suffisaient, et la conduite électrique est incontestablement plus agréable. Tout a changé au moment du départ en vacances.

Je devais rejoindre le sud de la France, au pied du mont Ventoux, soit environ 700 kilomètres. Ma voiture affichait 475 kilomètres d’autonomie. Je me suis dit, une charge suffira. Mais en entrant l’adresse dans l’ordinateur de bord, le verdict est tombé : trois recharges seraient nécessaires sur la route. Temps de trajet estimé, neuf heures, contre sept habituellement en voiture thermique.