Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 En trois jours, le président du Rassemblement national a minimisé la portée de deux mesures symboliques défendues par les lepénistes, et a contredit la candidate sur le récit du départ de son conseiller, François Durvye. Read in English Article réservé aux abonnés Il faut parfois être insincère en entretien d’embauche, mais il est rare que le processus de recrutement dure huit mois. Candidat au poste de premier ministre de Marine Le Pen, Jordan Bardella se voit contraint, d’ici à l’élection présidentielle d’avril 2027, de défendre des mesures sur lesquelles il avait fait entendre sa différence. Sa rentrée politique a montré qu’il ne se plierait pas de bonne grâce à cette exigence d’alignement. Sur la réforme des retraites et l’interdiction du port du voile, le président du Rassemblement national (RN) a affirmé des nuances vis-à-vis du programme lepéniste. Il a aussi donné une version différente de celle de sa mentore sur les conditions du départ de son conseiller François Durvye. Cette singularité ne passe pas inaperçue au sein du parti, où l’on s’étrangle devant ce lancement de campagne si peu maîtrisé. « Cela ne donne pas une image de cohésion, ça part dans tous les sens et c’est problématique », s’inquiète un cadre. Un élu y voit une manifestation, parmi d’autres, d’un excès de confiance généralisé : « En interne, tout le monde se demande ce qu’il fera quand on aura gagné ; et dans ce cas-là, ça part en hors-piste. » Il vous reste 82.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.