Feux de forêts : notre enquête sur les incendiaires de l'été
L'été 2026 a été marqué par des canicules à répétition et une sécheresse historique. Près de 100.000 hectares de forêt sont partis en fumée en France, un record en vingt ans de mesures satellitaires. En France, 9 feux sur 10 sont d'origine humaine, selon l'Observatoire des forêts françaises 2024-2025. À ce jour, 514 incendiaires ont été interpellés depuis le début de l'été, dont 198 mineurs, d'après le ministère de l'Intérieur.
En Gironde, département le plus touché cet été, les autorités insistent sur le poids des comportements à risque. "Les feux les plus considérables que nous avons eu à déplorer n'avaient pas nécessairement une origine volontaire", explique Renaud Gaudeul, procureur de Bordeaux, au micro de RTL. Le magistrat dit vouloir cibler "des personnes prises sur le fait, alors même que soit elles, par exemple, jetaient un mégot de cigarette, soit elles allumaient un barbecue en milieu forestier".
Une politique pénale "extrêmement ferme"Face à ces négligences, la réponse judiciaire s'est durcie. Le procureur évoque "une politique pénale extrêmement ferme consistant à retenir systématiquement en période de canicule l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui", avec "des interdictions de pénétrer en zone boisée ou alors de venir en Gironde au cours de l'été", ainsi que "des peines d'amende bien plus élevées dépassant le millier d'euros".








