Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Politique Politique Politique Le patron des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, décrit un homme qui se faisait « une haute opinion des électeurs parce qu’ils se font une noble idée de la France ». Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre du budget et porte-parole de son gouvernement, déplore « la perte de l’un des hommes qui aura le plus compté dans [s]a vie ». Le chef de l’Etat rend hommage à un « fidèle du président Pompidou, qu’il accompagna durant son mandat [et qui] avait la France au cœur. Il en fut le serviteur exigeant, mesuré, dévoué », après la mort d’Edouard Balladur, lundi 31 août, ministre de l’économie, de mars 1986 à mai 1988, et dernier premier ministre de François Mitterrand, de mars 1993 à mai 1995. L’actuel chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, salue « un homme d’Etat, à l’esprit réformateur [qui] restera une référence pour beaucoup d’hommes et de femmes de sa famille politique », a-t-il écrit sur X. A droite, le patron des Républicains et candidat à l’élection présidentielle Bruno Retailleau fait part de son « immense tristesse » en saluant un homme « qui s[e] f[aisait] une haute opinion des électeurs parce qu’ils se font une noble idée de la France » et un politique « cherchant à convaincre et jamais à séduire ». Pour le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (Les Républicains), « la France perd un grand serviteur de l’Etat et une figure majeure de la Ve République ». Le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), écrit « perd[re] une référence, au soutien indéfectible et permanent, toujours disponible pour échanger sur les institutions et sur les réformes », en saluant « un grand homme d’Etat » et l’« incarn[ation d’] une certaine idée de l’autorité de l’Etat, de la rigueur budgétaire et de la responsabilité politique ». Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Edouard Balladur, le pouvoir et la mort Même hommage personnel de la part de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, qui fut son jeune ministre du budget et porte-parole de son gouvernement : « Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami. Je n’aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance (…). Bien loin de l’image que pouvaient en avoir ceux qui ne le connaissaient pas, Edouard Balladur était un homme sensible et profondément attachant (…). Je pleure ce soir la perte de l’un des hommes qui aura le plus compté dans ma vie. » Dans le camp présidentiel, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, honore l’ancien député de Paris et secrétaire général de Georges Pompidou comme ayant eu « une haute idée de nos institutions et de la responsabilité de ceux qui les servent », tandis que pour l’ancien premier ministre et candidat à l’Elysée Gabriel Attal, la « République perd un grand serviteur » : « Edouard Balladur aura marqué plus d’un demi-siècle de vie publique française. » Marine Le Pen (Rassemblement national), également en campagne, écrit sur X qu’« au-delà des désaccords politiques que nous avions (…) il convient aujourd’hui de saluer un homme d’Etat qui aura marqué la vie publique française, qui aura porté avec constance ses convictions et sa conception du service de la République et qui aura toujours su faire preuve d’un respect du débat démocratique ». Le Parti socialiste a aussi réagi à la mort d’Edouard Balladur, revenant particulièrement sur sa cohabitation à Matignon, de 1993 à 1995, avec François Mitterrand, qui occupait alors l’Elysée : « Un moment particulier de notre histoire. Si tout ou presque séparait les deux hommes, ils partageaient le même respect du suffrage universel, des institutions et de la continuité de l’Etat. Pendant deux années, ils surent exercer les responsabilités que les Français leur avaient confiées, dans le respect du rôle de chacun. » Le Monde