Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Politique Politique Politique Le destin avait placé à deux reprises Edouard Balladur, mort le 31 août, dans une situation singulière : témoin presque exclusif de l’agonie de Georges Pompidou en 1974 et, vingt ans plus tard, témoin obligé de la maladie qui rongea la présidence de François Mitterrand. Article réservé aux abonnés Fallait-il que l’expérience de la mort, de si près côtoyée dans le secret de l’Elysée, ait été lourde à porter pour qu’Edouard Balladur ait voulu la partager et, d’une certaine façon, s’en libérer. Malgré sa hantise de l’inconvenance, Edouard Balladur y avait consacré deux livres saisissants : La Tragédie du pouvoir, le courage de Georges Pompidou (Fayard, 2013) et Le pouvoir ne se partage pas. Conversations avec François Mitterrand (Fayard, 2009). Il est vrai que le destin l’avait placé, à deux reprises, dans une situation singulière : témoin direct et presque exclusif de l’agonie de Georges Pompidou au printemps 1974 et, vingt ans plus tard, témoin obligé de la maladie qui rongea les deux dernières années de la présidence de François Mitterrand, quand lui-même était premier ministre. Les trois derniers mois de la vie du président Pompidou furent terribles. Secrétaire général de l’Elysée, Edouard Balladur était alors, à 45 ans, son plus proche collaborateur. Depuis plus d’un an, personne ne pouvait ignorer que le chef de l’Etat était malade. Grippes à répétition, avait-on d’abord évoqué. Mais, en mai 1973, lorsque les Français découvrirent à la télévision les images du président, le visage bouffi par la cortisone et descendant péniblement la passerelle de l’avion qui l’avait amené à Reykjavik pour une rencontre avec le président américain Nixon, chacun comprit que le mal était plus grave. « Sa santé était devenue le problème politique majeur », note Balladur. Il vous reste 68.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Edouard Balladur, le pouvoir et la mort
Le destin avait placé à deux reprises Edouard Balladur, mort le 31 août, dans une situation singulière : témoin presque exclusif de l’agonie de Georges Pompidou en 1974 et, vingt ans plus tard, témoin obligé de la maladie qui rongea la présidence de François Mitterrand.











