La vallée de l’Indus, dans le Ladakh, en Inde, en 2009. MANPREET ROMANA / AFP

La Cour permanente d’arbitrage a enjoint à l’Inde lundi 31 août de « respecter ses obligations » au titre d’un traité conclu avec le Pakistan sur le partage des eaux de l’Indus et d’autres cours d’eau, un accord que New Delhi cherchait à suspendre. Ce tribunal international, dont le siège est situé à La Haye, aux Pays-Bas, a également « interdit » à l’Inde de procéder à des travaux concernant deux projets hydroélectriques susceptibles de violer le traité de 1960 sur les eaux de l’Indus.

Ce document régit l’utilisation des eaux de six cours d’eau dont les sources se trouvent en Inde mais qui arrosent le Pakistan et dont dépendent des centaines de millions de personnes dans la vallée de l’Indus. Ce fleuve traverse des lignes de démarcation extrêmement sensibles entre ces deux pays dans la région contestée du Cachemire – territoire montagneux en majorité peuplé de musulmans –, que chacun revendique dans sa totalité.

En mai 2025, l’Inde avait annoncé la suspension de sa participation à ce traité après avoir accusé le Pakistan d’avoir soutenu une attaque meurtrière contre des touristes dans la partie indienne du Cachemire, ce qu’Islamabad a démenti. Dans un communiqué, la Cour permanente d’arbitrage a expliqué avoir conclu à l’unanimité qu’aucun des arguments invoqués par l’Inde pour suspendre le traité n’était justifié.