Publié le 31 août 2026 à 14:03.
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La famille des astronautes a cela de particulier qu’il est difficile de cerner complètement la personne sous la combinaison de vol. Leurs CV parfaits et leurs qualités relationnelles et techniques rendent unanimes les gens qui ont l’opportunité de les côtoyer.Sophie Adenot, qui est partie pour un séjour de longue durée dans la Station spatiale internationale (ISS) le 13 février, ne fait pas exception. «Chaleureuse», «travailleuse», «enthousiaste», «motivée», «posée», «professionnelle»: les compliments ne manquent pas pour qualifier l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a décollé de Cap Canaveral (Floride) à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX, montée au sommet d’une fusée Falcon 9. Sophie Adenot est devenue à cette occasion la première de sa promotion de 2022 à voler et la onzième astronaute à représenter la France dans l’espace.Une place d’honneur qui a valu un entraînement particulièrement intense à l’intéressée. A peine un mois après avoir obtenu son brevet d’astronaute de l’ESA, en avril 2024, la voilà déjà désignée pour voler dans l’ISS à l’horizon 2026. «Ça s’est enchaîné très, très vite, à tel point que les équipes d’entraîneurs et ceux qui s’occupent de nos plannings pensaient à l’origine que ça allait être difficile, confie Sophie Adenot. «Mais il y avait une bonne dose de motivation de ma part et puis, personnellement, j’aime quand il y a de la vitesse, quand ça s’enchaîne, ça me correspondait finalement bien.» A la vue du curriculum bien rempli de notre astronaute, il n’y a guère de doutes que la vitesse et l’altitude riment assez bien avec le personnage.Sophie Adenot grandit dans un petit village de la Nièvre dans une famille «où la curiosité était encouragée», dit-elle. Les récits de son grand-père, mécanicien dans l’armée de l’air, fascinent la jeune Sophie, qui décide à 8 ans qu’elle sera astronaute. Le 17 août 1996, le décollage vers la station spatiale russe Mir de Claudie Haigneré, la première femme française à voler dans l’espace, va agir comme une confirmation. «Je me souviens très bien de ce jour, j’avais 14 ans et ça a fait comme un déclic dans ma tête. Si une femme l’a fait, pourquoi pas moi?, se remémore-t-elle aujourd’hui. Quand je parlais de mon rêve dans ma famille, on ne me répondait pas que je n’y arriverais jamais, on m’encourageait: «Ce sera difficile, mais lance-toi, on verra!»














