Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Photographie Photographie Photographie Le fondateur de la manifestation de Perpignan, une forte tête qui s’est démenée pendant presque quarante ans pour défendre le travail des photoreporters, est mort à 69 ans Article réservé aux abonnés Trop malade, Jean-François Leroy n’avait pas pu venir une dernière fois à Visa pour l’image à Perpignan, le festival de photojournalisme qu’il a fondé et dirigé pendant presque quarante ans – son « bébé », comme il l’appelait. Défenseur farouche du photojournalisme, ce grand échalas à l’éternelle cigarette et à la bague à tête de mort était célèbre pour ses coups de sang comme pour son engagement sincère. Il est mort d’un cancer, le 31 août à Paris, à 69 ans. Au fil des années, il a fait de son festival, gratuit et unique en son genre, un succès populaire (plus de 220 000 visiteurs annuels), et surtout le rendez-vous mondial des acteurs de toute la profession. Mais il a aussi accompagné, avec tristesse et colère, la crise du photoreportage et la paupérisation des photographes, frappés par les difficultés financières de la presse et la disparition de nombreuses agences photo, obligés peu à peu pour financer leurs sujets de se tourner vers les bourses, les ONG ou le monde de l’art. En distribuant plus de 150 000 euros aux photographes chaque année sous forme de prix, il avait inscrit son festival dans cette nouvelle économie de crise. « Jean-François Leroy était une des grandes, et peut-être des dernières incarnations du photojournalisme du XXe siècle, de son éthique et de son engagement, résume Samuel Bollendorff, photographe qui a exposé plusieurs fois à Visa. Avec lui, c’est un peu un modèle qui disparaît, celui qui voyait des photographes avec des cartes de presse envoyés à travers le monde par les journaux pour témoigner. » Il vous reste 81.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.