Monde EuropeEurope: tout est à rebatir!Europe. Avec une participation très élevée, la population islandaise a tranché et ne veut pas rouvrir le débat d'une adhésion potentielle à l'UE.Par Juliette Garnier avec ReutersPublié le 30/08/2026 à 12:53Le drapeau de l'Islande, le 30 août 2026, après la décision populaire de ne pas reprendre les débats pour une intégration de l'île à l'Union Européenne.REUTERSAprès un dépouillement un peu plus long que prévu, la chaîne de télévision publique islandaise RUV, a communiqué ses projections pour les résultats du référendum organisé ce samedi 29 août. C'est la victoire du "non" pour une adhésion éventuelle à l'Union Européenne, avec plus de 52 % des voix, qui l'emporte.Pour un résultat définitif, seul manque le décompte d'une circonscription du sud-ouest, qui ne devrait pas changer la donne selon le média public. Le succès, plutôt net, se double d'une participation qui n'avait pas été aussi élevée depuis les législatives de 2009. Au total, 85 % de la population s'est déplacée. La Première ministre, Kristrun Frostadottir, avait assuré, plus tôt en août, qu'un "non" couperait net toute possibilité d'une intégration de l'île. Le gouvernement doit s'exprimer lors d'une conférence de presse à 13 heures.C'est en 2009 que l'Islande avait déposé un dossier pour intégrer l'Union Européenne. La raison : l'effondrement de son système bancaire. En 2013, un gouvernement eurosceptique avait suspendu le processus.Déception pour BruxellesCette réponse qui semble décisive représente, sans doute, une déception pour Bruxelles. L'intégration de cette île faiblement peuplée (400 000 habitants) ne posait pas de nouveau le débat, houleux, de l'élargissement de l'Union Européenne. Aussi, l'adhésion de l'Islande aurait renforcé stratégiquement le bloc communautaire dans un espace où Donald Trump tente de s'imposer.De leurs côtés, les défenseurs islandais d'un "oui" mettaient en avant le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) de 2,25%, contre celui de 8% de la banque centrale islandaise. L'argument avancé pour le "non" est, comme souvent, la menace que pourrait représenter une intégration à l'UE pour la souveraineté de l'île et, particulièrement, pour ses zones de pêche.
L'Islande dit "non" à la reprise des négociations pour intégrer l'Union Européenne
Avec une participation très élevée, la population islandaise a tranché et ne veut pas rouvrir le débat d'une adhésion potentielle à l'UE.










