En ce moment :

L’opinion néo-zélandaise aurait-elle perdu le sens de l’excentricité ? On peut se le demander à lire les titres catastrophistes d’une partie de la presse kiwi après le survol, à très basse altitude, du DHL Stadium du Cap par deux avions de ligne, quelques minutes avant le coup d’envoi du choc entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande.

Samedi 29 août, deux Embraer de la compagnie sud-africaine Airlink ont déboulé au-dessus des quelque 60 000 spectateurs. Le premier, un E190 peint aux couleurs vertes des Springboks, était suivi d’un E195 noir aux couleurs des All Blacks. Les deux appareils sont passés au ras du toit, haut d’une cinquantaine de mètres. D’après les données de vol, l’un des appareils ne serait passé qu’à 12 ou 14 mètres de la partie la plus haute de la structure.

De quoi faire bondir la presse néo-zélandaise. 1News a parlé de “folie”, tandis que les images du second appareil traversant un nuage de fumée et les effets pyrotechniques tirés depuis le pourtour du stade ont achevé d’affoler les commentateurs. Sur les réseaux sociaux, certains saluaient la précision des pilotes ; d’autres estimaient qu’une simple rafale de vent aurait pu transformer le spectacle en catastrophe.