Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Guerre en Ukraine Guerre en Ukraine Guerre en Ukraine L’homme d’affaires devenu colonel veut injecter les principes du management d’entreprise dans l’armée ukrainienne pour démultiplier son efficacité. Cet officier s’appuie sur l’exemple de Lasar, l’unité de dronistes qu’il a fondée en 2022 et qui aurait annihilé l’équivalent de 12,9 milliards d’euros de matériel militaire russe en quatre ans. Article réservé aux abonnés Le colonel Pavlo Yelizarov est un homme déçu, mais opiniâtre. « Je ne comprends pas pour quelle raison [le ministre de la défense Mykhaïlo] Fedorov a été démis de ses fonctions [le 15 juillet]. Il n’y a pas de raison objective. C’est l’idéologue et le moteur des progrès technologiques réalisés par ce pays. » Commandant adjoint des forces aériennes chargé de la défense antiaérienne antidrone, Pavlo Yelizarov, 57 ans, a annoncé sa démission le lendemain, après tout juste six mois passés à ce poste. L’homme a pourtant un tempérament calme. Avec son maintien altier, ses cheveux blancs coupés court et rasé de près, on l’imagine aisément en costume trois-pièces ou en tenue d’officier. Mais l’heure n’est pas à la parade. Il préfère recevoir en pantalon kaki et polo noir. Le départ mouvementé du ministre de la défense a provoqué les plus gros remous politiques de l’année 2026, avec un mois de manifestations quotidiennes à Kiev réclamant le maintien de Mykhaïlo Fedorov à son poste. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a justifié ce départ par un conflit « ingérable » entre Mykhaïlo Fedorov et le commandant en chef de l’armée Oleksandr Syrsky, démis de ses fonctions depuis ; Mykhaïlo Fedorov aurait exagérément favorisé les drones, en termes de ressources budgétaires, au détriment des forces mécanisées ; et enfin par les résultats jugés « insuffisants » de la réforme de la mobilisation. Il vous reste 85.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.