L’interdiction d’entrée au Canada pour les ressortissants des pays touchés par le virus Ebola sera prolongée de 30 jours supplémentaires, Selon des responsables gouvernementaux, ce qui prolonge l’incertitude dans laquelle se trouvent des dizaines de milliers de personnes dont les demandes de résidence sont suspendues depuis le mois de mai.Cette prolongation signifie que les décisions concernant les demandes d’immigration et de visa émanant de personnes venant de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et du Soudan du Sud resteront en suspens jusqu’au 28 septembre. Les ressortissants de ces pays qui sont déjà titulaires d’un visa valide se verront également refuser l’entrée au Canada.Le gouvernement affirme que le risque lié au virus Ebola au Canada reste faible, mais que ces mesures sont prises à titre préventif compte tenu de la gravité de la maladie.

«Les voyageurs entrant au Canada qui ont séjourné dans ces régions au cours des 21 derniers jours et qui présentent des symptômes de la maladie Ebola seront placés en isolement dans un établissement médical dès leur arrivée», a fait savoir Ottawa par voie de communiqué. Les personnes asymptomatiques devront également se soumettre à la quarantaine, en plus de devoir subir un examen médical à leur arrivée.Décision «cosmétique»Cependant, certains experts en santé publique estiment que cette décision est injustifiée et «cosmétique», allant à l’encontre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au profit d’une apparence de protection pour les Canadiens.De plus, les organisations humanitaires estiment que cette quarantaine entrave leur capacité à envoyer du personnel humanitaire dans la région.Les ressortissants des pays étrangers ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours ne seront pas non plus autorisés à prendre l’avion pour le Canada.Jeudi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies et l’OMS ont déclaré que l’épidémie était terminée en Ouganda. Aucun cas n’a été signalé au Soudan du Sud.On ne peut pas en dire autant de la RDC voisine, où 2786 personnes sont décédées sur un total de 5794 cas confirmés, dans ce qui est considéré comme l’épidémie d’Ebola à la croissance la plus rapide et qui est en passe de devenir la plus meurtrière jamais enregistrée.