Cette parure de plus de 200 carats, commandée par la reine d'Egypte en 1939, était présentée dans une exposition temporaire consacrée à la maison Van Cleef & Arpels.
Publié le 28/08/2026 18:51
Temps de lecture : 2min
Le collier dérobé à Vienne, ici le 15 septembre 2020 lors de l'exposition "Pierres Précieuses" au Museum d'Histoire Naturelle de Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
673 diamants montés sur platine. Un collier exceptionnel de la maison française Van Cleef & Arpels a été dérobé en plein après-midi, jeudi 27 août, dans un musée autrichien. Deux hommes non masqués, filmés par les caméras du musée et ayant acheté leurs billets, "ont brisé une vitrine en verre" au marteau, avant de "prendre la fuite avec le bijou", a précisé la police autrichienne dans un communiqué. L'un des hommes était armé.Le musée des arts appliqués de Vienne (MAK) a confirmé le vol, mais il a déclaré ne pouvoir "fournir à ce stade aucune information concernant l'enquête en cours". Le bijou était présenté au public dans le cadre d'une exposition temporaire consacrée à la maison française Van Cleef & Arpels, fondée en 1906 place Vendôme à Paris, et spécialisée dans la haute joaillerie. Environ 500 pièces y sont présentées depuis le 10 juin et jusqu'au 27 septembre. Contactée par l'AFP, la maison Van Cleef & Arpels n'a pas réagi dans l'immédiat.La pièce dérobée est un joyau d'apparat qui raconte un pan d'histoire : il avait été réalisé en 1939 spécialement pour la reine Nazli d'Egypte, à l'occasion du mariage de sa fille Faïza avec le futur chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi. Preuve du faste de l'ancienne famille royale égyptienne, cette parure inspirée des plastrons des pharaons est aussi devenue le symbole de sa chute.En exil après la fin de la monarchie, ruinée, l'ancienne reine mère, alors âgée de 80 ans, vend le collier aux enchères chez Sotheby's en 1975. Le collier disparaît alors pendant 40 ans. Avant de ressurgir sur le devant de la scène en 2015 dans la même maison de ventes, estimé alors à près de 4 millions d'euros. Exposé à nouveau à Paris en 2020 au Muséum d'istoire naturelle, il a déjà été la cible d'un projet de cambriolage rocambolesque.












