Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Artistes à l’œuvre » (6/6). Le showrunneur américain, créateur de plusieurs séries télévisées à succès comme « Breaking Bad », « Better Call Saul » et, plus récemment, « Pluribus », aime forger des histoires et des personnages uniques, à contre-courant. Après plus de trente ans passés dans l’industrie du divertissement, il caresse l’espoir que son travail lui survive, explique-t-il, dans un entretien au « Monde ». Article réservé aux abonnés Avec les Américains, tout est souvent compliqué, surencadré, policé. Aussi le « oui » de Vince Gilligan à notre demande d’entretien nous a-t-il presque pris au dépourvu. D’autant plus que, si celui-ci devait durer deux heures, il fallait qu’il se tienne à Los Angeles (Californie), où le créateur de Breaking Bad vit et travaille. On le rencontre donc, un matin de juillet, au sein des locaux de Sony Pictures, à Culver City, dans la froideur climatisée de bureaux impersonnels réchauffés par la bonne humeur toute californienne d’une équipe riche d’assistants et de communicants. Son allure austère et ses manières courtoises cachent un showrunneur – terme sans équivalent français, qui désigne le maître d’œuvre d’une série, à la fois impliqué dans l’écriture, la réalisation et la production – prolifique et enthousiaste dont la passion semble intacte après plus de trente ans passés dans l’industrie du divertissement. Il vous reste 95.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.