L'image montre des footballeurs dans un paysage de ruines, à Gaza. L'association dénonce un réflexe "de vouloir censurer" plutôt qu'expliquer.

Publié le 28/08/2026 10:05

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La 2e édition du Deauville Sport Images Festival est organisée du 6 juin au 6 septembre 2026. (LOU BENOIST / AFP)

Reporters sans frontières (RSF) dénonce vendredi 28 août sur France Inter "les pressions" après le retrait par la ville de Deauville (Calvados) d'une photo de Gaza, montrant des footballeurs jouant sur un terrain entouré de ruines, installée en juin dans les rues de la ville, dans le cadre dans le cadre du Deauville Sport Images Festival. La photo a été retirée mi-août par la municipalité dirigée par Philippe Augier, du parti Horizons, "dans un souci d'apaisement". Ce retrait a provoqué de nombreuses réactions, plusieurs élus de gauche réclamant le retour de cette photo, qui est depuis largement partagée sur les réseaux sociaux.RSF condemns the pressuring of the Deauville municipality into removing a press photograph showing the #Gaza Strip devastated by Israeli bombardment from the "Sport Images Festival" exhibition. In response to this attempt at censorship, we are sharing this image here, taken in… pic.twitter.com/f71LS0uW9Y— RSF (@RSF_inter) August 26, 2026 Martin Roux, responsable du bureau crise de RSF, déplore le réflexe "de vouloir censurer, cacher, s'attaquer aux journalistes ou à leur travail dès lors que la réalité dont ils parlent ne correspond pas à leur vision du monde". "L'apaisement, ce n'est pas de retirer cette photo. L'apaisement, c'est de faire une explication du contexte de cette photo, ce qu'elle porte comme information et ce qu'elle raconte sur la réalité. Il faut peut-être faire de la médiation pour expliquer le travail des journalistes et ce que montre cette photo", poursuit-il.Contactée par France Inter, l'équipe du maire de Deauville maintient n'avoir reçu aucune pression et affirme que le retrait de cette photo prise à Gaza n'est "ni un jugement sur son contenu, ni une remise en cause de sa valeur artistique ou documentaire, ni une atteinte à la liberté de création".