Une première depuis les confinements liés au Covid : pourquoi le trafic routier a chuté de 3 à 4% cet été

Dernier grand week-end de retour de vacances, et un constat s’impose : la fréquentation des autoroutes baisse depuis le début de l’année. C’est la première fois que cela arrive depuis les confinements du Covid. Selon les différents concessionnaires qui se partagent le réseau, le recul atteint entre 3 et 4%.

Cette baisse du trafic autoroutier donne une image très concrète de la situation économique du pays depuis six mois. Le premier facteur est connu de tous les automobilistes : le prix du carburant. Cet été, il a fallu composer avec un diesel à 2,17 euros le litre et un sans-plomb 95 à 2,02 euros. Pour beaucoup de ménages, l’arbitrage budgétaire est immédiat : quand le plein coûte plus cher, chaque trajet est recalculé.

Le phénomène se voit aussi sur certains axes emblématiques. Au viaduc de Millau, péage spectaculaire autant par son panorama que par son tarif, il faut débourser 13,80 euros pour parcourir 2,5 kilomètres. Résultat : de nombreux automobilistes ont préféré passer par la nationale 9. En six mois, la fréquentation du viaduc a chuté de 6,8%.

Des péages peu en hausse, mais des carburants qui pèsent lourdContrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les péages qui ont le plus augmenté. Leur hausse est restée limitée à 0,86%. Les concessionnaires ont relevé leurs tarifs en février, à un moment où l’on anticipait encore une inflation de 0,9% sur l’année.