91. Une petite fille face à des démangeaisons et des saignements anormaux

Tout commence loin de la France, en Asie, où vit une petite fille de 6 à 7 ans avec sa famille. Au départ, rien qui semble franchement alarmant : des démangeaisons, puis des saignements, dans une zone particulièrement sensible. Un premier médecin consulté sur place avance une explication simple. Mais très vite, l’état de l’enfant intrigue, puis inquiète. Les symptômes persistent, la gêne augmente, et la famille comprend qu’il se passe quelque chose de plus sérieux. Un second praticien décide alors d’aller plus loin et programme une intervention. C’est à ce moment-là que le dossier bascule. Au bloc opératoire, le chirurgien découvre une lésion d’une ampleur exceptionnelle. Alexis Lubet rapporte cette scène avec des mots très forts : "Le bourgeon avait tellement grandi, avait tellement poussé, que ça avait pris toute la vulve et que ça descendait quasiment jusqu'aux genoux." Et la réaction du médecin sur place est immédiate : "Je n'ai jamais vu ça."Face à cette situation hors norme, la décision est prise de rapatrier l’enfant en urgence en France. Direction Rouen, où Alexis Lubet, chirurgien pédiatrique, récupère le dossier. Ce qu’il découvre à son tour est, lui aussi, profondément marqué par la gravité du tableau clinique. Il décrit une lésion "vraiment bourgeonnante", "très impressionnante", qui "saigne, qui est gênante, qui gratte et qui empêche de faire pipi parce que ça englobe tout le bassin". Pour le médecin, il faut à la fois soulager l’enfant, contenir les saignements et comprendre ce qu’il a sous les yeux. De nouveaux prélèvements sont réalisés, des photos sont prises, les analyses sont lancées. Mais à ce stade, rien n’est encore simple : il faut avancer vite, sans certitude, dans un cas que le praticien sait déjà exceptionnel.