Le président de la FIFA, Gianni Infantino, lors du 48ᵉ Congrès ordinaire de l’UEFA qui s’est tenu à la Maison de la Mutualité à Paris, le 8 février 2024. JULIEN DE ROSA / AFP

L’épreuve de force entre l’Union des associations européennes de football (UEFA) et la Fédération internationale (FIFA) se durcit. L’instance continentale a adressé au Tribunal fédéral pour le district sud de la Floride une demande afin d’obtenir des documents (subpoena duces tecum) et des témoignages (subpoena ad testificandum) auprès des entités FIFA Americas et FW2026, respectivement bras opérationnel de l’instance aux Etats-Unis et entité chargée d’accueillir la Coupe du monde 2026, « en vue de leur utilisation dans le cadre d’une procédure pénale (…) devant les juridictions suisses ».

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Dans ce document de 60 pages auquel Le Monde a eu accès, jeudi 27 août, l’UEFA explique viser le président Gianni Infantino, voire d’autres responsables de son organisation, « pour gestion déloyale au titre de l’article 158 du Code pénal suisse [le siège de la FIFA étant établi à Zurich] ainsi que toutes autres accusations, charges ou qualifications alternatives que les faits établis au cours de l’enquête pourraient justifier ».