Le responsable chargé du plan de cessez-le-feu du président américain Donald Trump pour Gaza a critiqué mercredi Israël pour ses attaques contre ce territoire palestinien ravagé par la guerre et a averti que l’alternative à la proposition américaine était une nouvelle guerre.Nikolay Mladenov, haut représentant du Conseil de la paix, a insisté auprès du Conseil de sécurité de l’ONU sur le fait que le plan en 20 points de M. Trump n’était pas au point mort et qu’il était « passé de la table des négociations à celle de la mise en œuvre ».Le Hamas a accepté la disposition clé de la proposition visant à le désarmer et à placer Gaza sous une administration civile, a-t-il indiqué.Mais les frappes israéliennes qui se poursuivent depuis le cessez-le-feu d’octobre dernier continuent de faire des victimes parmi les Palestiniens — bien qu’en nombre beaucoup plus restreint — et les Gazaouis n’ont pas le sentiment que le conflit touche à sa fin, a-t-il ajouté.« Après trois ans de guerre et vingt ans d’opérations militaires, je pose la question : une nouvelle frappe sur un dépôt de munitions empêchera-t-elle le Hamas de se réarmer ou de resserrer son emprise sur Gaza ? a souligné M. Mladenov. Non. Cela ne fera que retarder la démilitarisation qui devrait avoir lieu » et entravera le passage à un gouvernement civil.Un accord conclu récemment entre les États-Unis et le Hamas en vue d’un désarmement était considéré comme une avancée potentielle pour mettre fin à la guerre, déclenchée par les attaques meurtrières menées par le groupe militant le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël.Mais le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a déclaré que ses forces ne se retireraient pas de leurs positions actuelles à Gaza tant que le Hamas n’aurait pas remis toutes ses armes.M. Mladenov a indiqué que, lors d’une réunion à laquelle il avait participé la semaine dernière avec M. Nétanyahou et Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, « nous avons passé en revue une à une les préoccupations de son gouvernement et avons cerné les domaines qui nécessitent encore un travail technique ».L’ambassadrice adjointe d’Israël auprès des Nations unies, Noa Furman, a réitéré devant le Conseil de sécurité l’engagement de son pays envers le plan de M. Trump, mais a souligné que celui-ci ne pourrait aboutir tant que le Hamas resterait armé.Elle a ajouté qu’Israël travaillait en étroite collaboration avec les États-Unis pour parvenir au désarmement du Hamas.